Brève

25 janvier 2017

La CGT de Saint-Nazaire devient polyglotte pour informer les travailleurs du chantier naval de STX

La CGT de Saint-Nazaire a compris que l'anglais ou son avatar, le globish, ne permettrait pas aux ouvriers du chantier naval de STX de connaître leurs droits. Elle a donc édité et diffusé sur place un document sur les droits minimums en matière de salaire, de temps de travail et de sécurité en douze langues. Une même information rendue accessible au plus grand nombre permet non seulement d'informer mais évite aussi la division.

Le recours à des travailleurs détachés allophones détruit en effet les solidarités ouvrières au détriment de tous, puisqu'ils ne peuvent ni communiquer entre eux et avec les travailleurs du pays d'accueil, ni s'unir pour comparer et combattre leurs différences de traitement pour un même travail réalisé sur un même chantier. Quant à la sécurité, les faits sont nombreux, y compris dans l'aviation ou le secteur médical où la seule information en anglais (à l'intention des non anglophones natifs) a pu générer des catastrophes.

On ne peut que regretter que ce soit une initiative du syndicat et non celle de l'employeur...

La CGT en parle sur son site.