Brève

16 mai 2017

Quand la délocalisation pousse au tout-anglais en passant par le Portugal

À l'instar de l'outil de traduction de Google, pour passer du français au portugais, le détour par l'anglais est obligatoire. C'est en tout cas le moyen choisi par les banques françaises pour délocaliser certaines de leurs activités, jusqu'à imposer aux salariés concernés l'abandon de leurs langues respectives, qualifiées de « naturelles » par leurs directions générales. Le tout-anglais n'est néanmoins pas dépourvu d'effets, ni sur les conditions de travail du personnel (celui qui est dépossédé de son travail comme celui qui prend sa place…), ni sur la qualité de la prestation : un exemple supplémentaire des enjeux économiques et sociaux de la langue que s'attachera à mettre en lumière le projet de web documentaire « langue et travail », porté par DNL et ses partenaires et actuellement en cours de réalisation.

Article du Monde du 8 mai 2017 (extrait) :

« On demande à des collaborateurs de passer la compétence à des collègues portugais pour supprimer leurs emplois, c’est évidemment très mal vécu, résume Nicolas Getti, le secrétaire du comité central d’entreprise de Natixis. Et comme la direction semble avoir du mal à recruter à Porto des salariés parlant français, l’anglais est en train de devenir la langue de travail officielle au sein de la direction des systèmes d’information. Cela crée des difficultés pour certains, avec derrière des risques opérationnels. »
 

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